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MARION BARAT

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Marion Barat est tombée dans la photographie à l'adolescence par la grâce d'un Canon AE1 offert par son père. 

Avide d'apprendre tout d'abord, elle s'astreint à maîtriser le tirage comme la lumière, au fil d'un parcours classique d'étudiante puis d'assistante. 

Avide de comprendre ensuite, elle s'attache aux gens, traque la réalité, témoigne du quotidien. Son approche instinctive et respectueuse lui a permis de collaborer avec de nombreux magazines dont GRAZIA, GLAMOUR, BIBA, WAD, LE PARISIEN MAGAZINE, DEALER DE LUXE, FLAVOR, SPRAY..., au travers de portraits de créateurs, de musiciens, de comédiens ou d'anonymes qui nous ressemblent. Elle raconte ces histoires connues de tous mais si mystérieuses pour chacun. Ses portraits délicats, ses paysages, ses polaroïds, tissent un travail tout en finesse à l'écoute de la petite musique des jours qui passent.

Collections particulières

Qui n'a jamais collectionné étant enfant? 

Moi la première, les gommes, les boîtes d'allumettes, les boules à neige pour la dernière.
Et si aujourd'hui je collectionnais les collectionneurs pour voir ce que nous avons en commun. 

Qu'est-ce qui motive une personne à se lancer dans une collection ? 

Pour certains ça commence comme un pari avec un ami, celui qui accumulera le plus de touillettes à cocktails. Plus de vingt ans après Laurent G a amassé plus de 1800 de ces petits objets usuels, alors que son partenaire a, lui, abandonné depuis longtemps. 

Pour d'autres c'est la recherche de la pièce parfaite comme Annabelle J qui après avoir commencé à traquer les vêtements et accessoires de la défunte maison « Saint Laurent Rive Gauche », a décidé, il y a à peu près deux ans, de n'acheter que des pièces à sa taille et de porter uniquement cette marque, mais attention seulement les collections « Ballets Russes » de 1976 et « Opium » de 1977. 

Photographe de portrait c'est la rencontre qui me motive dans mon travail et c'est là le moteur de ma nouvelle collection.

Diptyques

Une personne ne se résume pas seulement à ce que l’on perçoit d’elle, à l’aspect que l’on connaît. Chacun se choisit une image pour paraître, mais chacun possède un visage plus intime. La multiplicité d’une personne peut être mise en perspective en confrontant l'image du paraître et l’image de l’être. Tel est l’objectif de mon projet : un travail de portrait présenté en diptyques, deux visions d’une même personne, pour montrer ses deux visages, son "être social" et son "être intime". 

En studio, sous un éclairage artificiel, toujours le même, je réalise deux portraits, en noir et blanc, qui racontent la même personne, mais en révélant des choses différentes.
Les photos sont réalisées au moyen format et en argentique. Le cadrage est le même pout tout le monde, sous les épaules afin de se concentrer sur le visage et son expression, au-dessus de la poitrine afin de montrer pour l'image « sociale » un peu de l'identité du modèle, et pour l'image « intime » la suggestion de la nudité. 

Pour la première image, le modèle est photographié comme il veut se présenter face aux autres. Les yeux dans l’optique, il reste fidèle à ce qu’il est dans son quotidien, ce qu’il veut montrer de lui en communauté .
Pour la seconde image, je demande à mon modèle d'enlever tous les accessoires qui constituent son personnage, et de se mettre à nu. Pour cette image "intime", le modèle livre ce qu’il cache derrière son masque social, une part d’intimité. Avec des émotions qui ne sont plus maîtrisées, la seconde image ouvre alors vers un autre ressenti de la personne. La mise en parallèle avec le premier portrait dévoile alors la dualité d’une identité, de nos identités. 

Cette série se veut dans la continuité de mon travail sur la réalité et le témoignage, sur un quotidien loin de tout artifice. Entre l’esthétique et le reportage, ce travail apporte ma vision de portraitiste sur la diversité des gens et leur façon de vivre, avec des photos qui témoignent, qui ouvrent sur des histoires. 

Polaroids 180

L'appareil photo instantané est le premier boîtier que j'ai possédé, un Kodak offert par mes parents lorsque j'avais 8 ou 9 ans. La magie, c'est ce que j'ai ressenti quand j'ai vu mes images sortir sur le champ et pour une enfant évidemment impatiente, c'était une approche très attirante de la photographie. 

Aujourd'hui l'immédiateté est devenue la norme grâce au numérique, mais la magie du Polaroïd reste unique à mes yeux de par ses couleurs qui rendent les photos chimériques et le rendu parfois aléatoire qui peut surpasser le résultat attendu. 

C'est grâce à un appareil Polaroïd de type Landcamera 180 au look désuet (appareil à soufflet) et surtout aux magnifiques, mais malheureusement disparus, films Polaroïd 669 et 679 que toutes ces images ont été réalisées lors de voyages plus ou moins exotiques. 

Des paysages de mer, de campagne, de montagne où j'étais parfois seule parfois accompagnée qui ont en commun une solitude et une poésie qui m'ont saisie sur le moment. On y sent la vie par le souffle du vent dans les blés et les feuillages, le bruit des vagues qu'on imagine mais pas la présence humaine qui était là peu de temps avant et qui va sûrement revenir. Pendant ces quelques secondes nécessaires à la prise de vue, ce spectacle est uniquement pour moi, et je me délecte de cet instant.