CLAUDINE MAURIN MOUILLOT

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Ma première série Noir et Blanc « Corps, Noir », je l’ai réalisée à la faculté d’Arts plastiques d’Aix-en-Provence, encore étudiante en licence, sous l’égide de 2 merveilleux professeurs: Jacques Hémery et Jean Arrouye. Cette série a été exposée à la galerie La Chambre Verte à Marseille, sélectionnée pour la Biennale des jeunes créateurs de Bologne en Italie, ainsi que pour les Deuxièmes Rencontres de l’Image de Braga au Portugal, et éditée dans un numéro du magazine « L’illustrazionne », en Italie. En Hollande, l’éditeur Fitting Image a choisi d’imprimer sur posters et cartes postales la photographie Martine I qui en fait partie. Jean-Claude Lemagny, alors directeur du département Estampes et Photographie de la Bibliothèque Nationale, m’a invitée à y déposer une sélection d’une quinzaine de tirages.


Ma deuxième série Noir et Blanc « Corps, Sculptures » a été réalisée tout au long de mon parcours de photographe de mode, durant 20 ans à Paris et 2 ans au Canada. Elle a été exposée à la galerie A-Z’Art à Ventabren et au SIAC (Salon International d’Art Contemporain) à Marseille.

J’ai créé une Association « Accro d’Images » pour sensibiliser les enfants - des quartiers en déshérence de Marignane (Bouches du Rhône) - à la photographie à travers l’utilisation des nouveaux outils multimédia: appareils photo numériques, ordinateurs, imprimantes. Un recueil de BD-Photos - BanD.D.Cité - a été réalisé par des dizaines d’enfants, avec leurs propres textes. Un catalogue de photographies prises par moi-même ainsi que par ces enfants : « Portraits de Ville » nous donne à voir un regard, des regards particuliers sur cette ville et ses habitants, dont la parole a aussi été recueillie.

Ma prochaine exposition « Portraits de Femmes » va se dérouler au mois de septembre 2020 dans le Moulin de Ventabren, magnifiquement restauré. Cette exposition réunit 18 femmes. « Elles sont encore belles, Elles sont émouvantes. Elles sont brillantes. Elles sont engagées. Elles sont talentueuses. Elles sont fortes. Elles nous touchent. Elles nous livrent des bribes de leur vie, de leurs pensées. Avec des images de leur passé, des photos intimes, et un texte, un petit texte intimiste, qui dit peu, mais tant sur chacune. Un portrait d’aujourd’hui les accompagne. Parce-que chacune est juste une femme ordinaire, c’est-à-dire singulière et remarquable ».
 
Ma série couleur « Les jardins du confinement » sera exposée en fin d’année avec le travail de 3 autres photographes qui vont proposer leurs propres visions du confinement.

Et j’ai dans les cartons un projet d’exposition d’une série de photographies sur l’enfance, et un autre projet plus global.

Portraits de femmes

Elles sont encore belles. Elles sont émouvantes. Elles sont brillantes. Elles sont engagées. Elles sont talentueuses. Elles sont fortes. Elles sont attachantes. Elles nous touchent.
Elles nous livrent des bribes de leur vie, de leurs pensées. Avec des images de leur passé, des photos intimes, et un texte, un petit texte intimiste, qui dit peu, mais tant sur chacune.
Un portrait d’aujourd’hui les accompagne.
Parce que chacune est juste une femme ordinaire, c’est-à-dire singulière et remarquable.

 

Claudine Maurin-Mouillot

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« Intériorités », tel pourrait être l’autre nom de l’exposition « Portraits de femmes » de Claudine Maurin-Mouillot.

En photographiant des femmes dans leur espace intérieur et en mettant en lien ces photos avec deux autres vues d’elles prises quelques années auparavant, Claudine nous dit le temps qui passe… Non pas le temps qui passe et qui s’en va mais le temps qui accomplit.
Le temps, comme une présence à soi lorsqu’il raconte une histoire.

Chaque portrait révèle en effet la singularité de son modèle : bribes rassemblées d’un passé plus ou moins éloigné qui tout naturellement mène au présent d’un visage, d’un sourire, d’un regard échangé.
En outre, les images sont accompagnées de textes car Claudine a eu cette intuition formidable de donner la parole à ses modèles. Le geste est généreux et invite à la franchise, à la simplicité, au partage. Aussi, les compositions de Claudine se tiennent à l’opposé de la photographie de mode sophistiquée - qu’elle a longtemps pratiquée - et de ses séries de corps en Noir et Blanc. Le spectateur est plongé à l’intime d’une rencontre. Dans l’espace d’un vécu qui agrée le regard de l’artiste. Sans artifices, sans mise en scène, sans excès.

De ce point de vue, le travail de Claudine est lumineux. Il a la justesse du regard qui sait se faire discret pour saisir sur le vif l’expression d’un visage. A la bonne distance. Humble sans être effacé. Souple sans être accommodant. Attentif sans être trop familier.
La photo dévoile mais ne livre pas, elle révèle sans proclamer.
Bref, le regard de la photographe sait jouer des nuances, il ne cherche pas à tout dire ni à contrôler l’image. Il tend plutôt à rendre l’authenticité d’un instant lorsque celui-ci se trouve mis en perspective avec la traversée d’une vie.

Enfin, c’est un travail à l’image de l’artiste : humble, authentique, accueillant. La bienveillance et l’acuité du regard de Claudine portent l’expression du quotidien à une dimension quasi-universelle et fait de ces femmes autant de femmes extra-ordinaires.

Stéphanie Byache, 27 mai 2020

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d’Elle en Elle !

C’est un travail sur le temps et ce sont les résultats du temps : de son temps, de leur temps, de notre temps.
C’est un travail de « reconnaissance »,
il faudrait décomposer ce mot,
bien lire et comprendre le  préfixe,
bien savoir de quels verbes il vient :
connaître et reconnaître
mais connaitre.
 
C’est un travail politique : un travail d’acceptation, de compréhension à tous les sens des termes : « de mise à l’épreuve », que le spectateur d’en face, face à ces triptyques et ces témoignages comprennent et admettent…
Que ceux de l’autre sexe désirent et combattent pour l’égalité entre les 2 sexes. Enfin !
 
C’est un travail photographique
Claudine Maurin Mouillot finit chaque séquence avec son propre objectif puis elle réclame la subjectivité du « modèle »  en récupérant des images issues d’autres objectifs. Les photographies d’un temps antérieur.
Ceux de naguères et de jadis voire du jour ou d’un hier proche.
Quant à elle, Claudine M.M. elle les représente au présent.
 
C’est un travail photographique et anthropologique : anthropologique et ethnographique,
un travail sur le temps des femmes, de ces femmes là, à cheval sur le XXe et le XXIe siècle
C’est quoi la féminité en ces époques ?
Quelles représentations veulent-elles donner ?
Que voulaient-elles donner d’elles dans ce reflet ?
Que voudraient-elles raconter dans leur portrait ?
Quel est le secret dans ce déploiement du temps ?
On voit bien à travers l’objectif de Claudine M.M. la question posée avec subtilité :
« Qu’en est-il vraiment de l’égalité ? »
« Qu’en est-il vraiment de la conquête de leur liberté ? »
Défense et illustrationS d’un combat entamé poursuivi et encore à suivre…
Alors, oui :
après les illustrations, Claudine M.M. passera à leurs témoignages.
Sorties de l’objectif, Elles racontent.
Elles racontent avec ce « E » du féminin (Elles) en capitale comme on dit en typographie, en majuscules comme ça se dit aussi…
Elles en majesté !
ça dit leur jeunesse, ça dit leur vie de femme adulte, et Claudine M.M. nous les dit aujourd’hui, c’est à dire nous les démontre aujourd’hui, telles quelles.
Là encore désosser le mot :
montrer, démontrer, monter, démonter, remontrer, remonter.
C’est un travail artistique car cette présentation est une installation, un montage créé et voulu par l’auteure.
3 actes, 3 temps dont 2 révolus + 1 témoignage du modèle.
Et dans cet ensemble de témoignages illustrés on retiendra que c’est un témoignage général sur notre temps perçu par l’artiste qui nous donne à le voir, à le considérer, à le respecter, à l’admirer.
 
Julien Blaine
Juin 2020

Les jardins du confinement

Pendant le confinement, je me promenais sur les chemins aux alentours de chez moi. Un espace entre village et campagne. Privilégié dans ce moment compliqué.
J’étais partie pour faire une série de photographies, en témoignage de ce moment unique, dans le but de l’envoyer aux archives départementales d’Aix-en-Provence.
Mes voisins, rencontrés dans leur jardin qu’ils bichonnaient depuis 6 semaines, se sont prêtés au jeu de la photographie. L’idée les avaient séduits.
Cette série, réalisée grâce à leur collaboration enthousiaste, nous introduit dans les familles, chez les couples, ou les célibataires, et nous révèle qui ils sont à travers l’image de leur jardin. Dans leur jardin.

Pour d’autres jardins : claudinemaurinmouillot.photo

Divers

Corps, Sculpture

Des corps comme des sculptures, presque classiques. Tellement modernes.
Des visages intemporels.
Un regard vers l’infini.
Le temps dompté, bouclé.

Corps, Noir

Ca n’a rien à voir avec « le nu ». Ça n’a rien à voir avec le sexe.
Mes « Corps, Noir », c’est une recherche sur l’universalité du corps. Qu’il soit féminin ou masculin… l’androginéité du corps souvent parait, l’animalité toute intérieure, les origines que l’on devine, la fin qui se décèle en lui.
Le corps se dérobe, et se révèle à la fois. Pour n’exprimer que lui-même.
Une évidence.
Une révélation.