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ANDRÉ NITSCHKE

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André NITSCHKE est photographe autodidacte, Initié très jeune à la photographie par son père Malgré son intérêt de toujours pour la discipline ce n’est qu’à partir de 2008 et après l’interruption brutale d’une longue carrière sportive qu’il débute réellement la photo et se perfectionne dans sa version numérique tout en bénéficiant des conseils artistiques du photographe espagnol Andrès LEJONA .

En 2011, il rencontre le ballet de l'Opéra-Théâtre de Metz-Métropôle ce qui va désormais orienter ses travaux sur des projets thématiques associant photo et danse. 

Depuis 2013, il enchaine les expositions dans le Grand Est et au

Luxembourg, en Italie, avec notamment des présentations aux Biennales Internationales de l'Image de Nancy (2016), de danse contemporaine en Lorraine (2015 et 2017).

Sa  série « Résister » sur le devoir de mémoire a été présentée durant 6 mois en 2018 au Musée de la Cour d’Or de Metz-Métropôle.

En 2019 vainqueur du concours photo organisé par le magazine Réponses Photo/Lumière Ilford, il expose « Déva » dans le cadre du 19ème Festival Européen de la photo de nu de Arles à l’Espace Van Gogh

Au-delà de toute volonté de représentation esthétique ses tirs photographiques sont motivés par la gestuelle singulière et propre à chaque danseur

Résister

Depuis le début de ses travaux photos sur la danse c’est l’interaction entre un corps et un lieu qu’il a mis en évidence. Dans cette logique, le Fort de Queuleu est devenu pour André Nitschke incontournable.Entre mars 2016 et mai 2017, il effectue trois visites guidées du lieu. A ses côtés, il y a déjà les trois danseurs  de la compagnie Ormone qu’il a choisis pour le projet dès l’instant ou ils lui ont parlé de leur projet « Manipulation », une pièce chorégraphique sur le thème de l'aveuglement et de la confiscation de l'identité. C'est très logiquement à quatre qu'ils vont accéder au fonds documentaire prêté par le fort de Queuleu et ressentir ensemble par le biais des nombreux témoignages qu'ils vont lire « la violence et l'inhumanité » de ce camp d'internement où l'on entrait les yeux bandés, les pieds et les mains liés, projeté dans un escalier. Et, pourtant, de cette violence, on ne trouvera aucune trace dans les images . Le photographe a volontairement évité toute reconstitution du passé pour se concentrer uniquement sur le corps. Il a certes choisi de montrer un corps entravé, réduit aux gestes les plus simples comme celui de baisser ou de relever la tête, de serrer les poings ou de poser les mains à plat… mais il a aussi choisi, avec ses  jeux de transparence et de double-exposition, de montrer la capacité de l’esprit à entrer en résistance, à se libérer de l’atrocité et à perpétuer le souvenir de ceux qui ne sont plus là.

Le Fort de Queuleu aux environs de Metz a servi entre 1943 et 1944 de camp d’interrogatoire et d’internement avant déportation.

https://www.fort-queuleu.com/

Precipîtées

J'enlève, je soustrais, je décante, j'efface et il ne reste plus grand chose -

Francis Bacon

 

 

"Précipitées" est née du constat, ancien, de l’impossibilité de montrer à travers la photographie ce qui anime le geste dansé, mais aussi du désir d'essayer encore, malgré tout, d’approcher au plus près cette force invisible. Ici, la nudité souligne l’étrangeté des formes que cet invisible fait surgir, modifiant les habitudes perceptives du spectateur. Sans repères et face à l'empreinte de cette pure expression de liberté, nous sommes contraints de passer du reconnaitre au ressentir.

L'image photographique nous renvoie alors à l'écoute de notre propre intimité, de notre propre « Logique de la sensation ».

Dialogue

Cette série est le fruit d’une résidence dans le Musée d’art et d’histoire de la Cour d’or de Metz-Métropôle où l’on m’a octroyé « carte blanche » pour la mise en perspective des différentes collections et du lieu historique, au travers de la danse contemporaine afin d’ amener un nouveau regard sur les œuvres du musée.

Cette ancienne Abbaye construite sur des thermes antiques fût reconvertie en musée en 1839, celui-ci regroupe plusieurs départements : Archéologie, médiéval, vestiges architecturaux civils et religieux et Beaux arts, vous invitant à un voyage de l’antiquité au XXeme siècle.

Ce projet a été réalisé en lumière naturelle (je devrais dire disponible !) et en mouvement, pour notamment conserver l’atmosphère que peut ressentir le visiteur lors de sa découverte du lieu.

J’ai associé à cette démarche douze danseurs pour la majorité professionnels de la Grande Région Est que j’ai sélectionné pour leurs particularités gestuelles et leurs capacités à développer un véritable dialogue avec les œuvres et l’espace. 

Le résultat au final a débouché sur de véritables co-créations propre à chaque intervenant et générant par leur appropriation plusieurs niveaux de lecture.

Il s’agissait pour moi d’une démarche inédite même si je suis habitué dans ma pratique photographique de partir d’un cadre ou d’un environnement propice à un scénario. Tout au long de ce projet j’ai été porté par l’idée qu’un musée doit être un lieu d’inspiration et que l’art ne vient pas de rien : « C’est un imaginaire qu’on construit ».  

Déva

Déva Est une étude sur les mouvements et les tensions musculaires du corps dans la danse. Elle a été réalisée en plusieurs séances en collaboration de la danseuse contemporaine et chorégraphe : Lucile GUIN (aux origines indiennes ce qui explique le nom pour cette série). Le choix du montage des photos en diptyque accentue et amplifie les évolutions de la danseuse en imposant une dynamique supplémentaire à ses improvisations contemporaines. Dans lesquelles on peut apprécier la puissance des gestes, l'intimité, la proximité, les courbes qui se dégagent de cette prestation sur le vif. Alliant temps forts, temps faibles et de liaisons par une succession rythmique de ce qu’est le corps dans la performance dansée.