RECHERCHER UN PHOTOGRAPHE PAR SON NOM :

ALAIN LICARI

  • Gris Icône Instagram
  • Facebook

Je suis né France, j’ai vécu quelques années en Espagne et je suis actuellement installé à New York City. Photographe autodidacte, je suis inspiré par la photographie humaniste et sociale en noir et blanc, et plus particulièrement par quelques grands maîtres tels que Raymond Depardon, Sebastiao Salgado, Mary Hellen Mark, Dorothy Lange ou encore Eugène Smith.

 

Mon travail photographique s’articule essentiellement autour des questions migratoires, et de la diversité sociale et culturelle du continent américain. Je photographie la vie quotidienne de communautés qui vivent de gré ou de force à la marge du système, et aux travers de ces histoires individuelles, j’interroge l’actualité et nos modes de vie.

 

Ma démarche photographique s’apparente au documentaire dans la mesure où je prends le temps de produire mes séries, de retourner régulièrement dans les lieux photographiés. Cela me permet d’approfondir un sujet, de l’explorer sous différents angles et d’en observer l’évolution sur le long terme. Mais je m’attache aussi à produire une photographie esthétique en apportant un soin particulier au cadrage et à la composition souvent inspirés par le cinéma.

 

Je photographie en noir et blanc car j’aime travailler la lumière, les ombres, le contraste. J’aime la subtilité et la sensualité du noir et blanc, la nuance qu’il faut aller chercher, l’effort qu’il demande au photographe sans quoi l’image proposée est binaire et fade. J’aime ce que le noir et blanc suggère et l’interprétation ouverte qu’il offre au spectateur. Mais j’aime aussi sa radicalité parce que justement, le monde représenté est « noir et blanc ». 

 

Alain Licari

Blowin’ in the Wind

Qui n’a pas eu envie de se faire la malle, de plier bagage ? De claquer la porte et prendre la tangente ? De dire « Merde ! » une bonne fois pour toutes et vivre enfin son rêve ? On y a tous pensé un jour mais hélas, la routine, le confort ou la peur de l’inconnu nous ont ramené à la raison.  Mais pas elle.

 

Un jour, Dia a décidé de tout plaquer pour réaliser enfin le rêve de sa vie : prendre la route et vivre dans un van avec ses deux fils, Jagger et Bishop. Depuis mars 2018, dans cet espace itinérant, la famille parcourt les routes des États-Unis au rythme de leurs envies. La mère et les enfants ont aménagé leur nouvelle maison, leur nouvel intérieur, et organisent leurs journées au fil des kilomètres et des étapes. Dans ce huis-clos nomade et intime, ils vont alors réinventer une nouvelle vie de famille et ainsi assouvir leur besoin de liberté.

 

A l’automne 2108, pendant plusieurs jours, j’ai suivi de près Dia et ses fils. Je les ai photographiés dans leur nouvelle vie quotidienne, dans les moments simples de ce road trip familial. J’ai voulu ainsi montrer un aspect du rêve américain, vu de l’intérieur et loin de l’idée que l’on peut s’en faire.

Au jour le jour

Vie quotidienne dans un camp de réfugiés Syriens (Sud Liban)

« Au Liban, la vie est une lutte quotidienne pour plus d’un million de réfugiés Syriens qui vivent sans ressources financières ou presque. Il n’y a pas de camps de réfugiés officiel au Liban. Par conséquent, Les Syriens sont éparpillés en milieu urbain ou rural dans plus de 2100 communautés et endroits différents répartis à travers le pays. Ils partagent souvent des logements précaires et surpeuplés avec d’autres familles réfugiées » (1).

 

Une quinzaine de familles syriennes vivent dans ce camp installé au sud du Liban. Pour la plupart, ce sont des agriculteurs de la région d’Alep qui ont fui les violents combats. Ils vivent-là depuis quelques mois ou quelques années et tous -hommes, femmes, enfants- essayent de se reconstruire, de retrouver malgré tout une vie quotidienne perdue avec la guerre. Nombreux sont ceux qui espèrent retourner chez eux à la fin du conflit. D’autres souhaiteraient regagner l’Europe et commencer une nouvelle vie. Mais tous savent que plus rien de sera comme avant.

 

Ces photos ne montrent pas l’horreur des combats. Pas de morts, pas de bâtiments écroulés. Pourtant, la guerre est bien là, en filigrane, derrière les conditions de vie difficiles de ces familles qui ont fui la Syrie pour sauver leur vie. Dans chacun des gestes peu spectaculaires de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants, dans chacun de leurs regards, on peut deviner le poids des horreurs vécues, le drame du déracinement. Mais aussi un peu de leur espoir en un avenir qui s’annonce pourtant fragile.

  1. Source : UNHCR

Me dicen El Migrante

Chaque année, des milliers de personnes fuient la violence économique et physique de l’Amérique Centrale et des Caraïbes. Depuis le Guatemala, le Honduras et le Salvador, mais aussi depuis Haïti, ces personnes essayent d’atteindre le Nord du Mexique, et espèrent rejoindre les États-Unis. À pied, en bus ou en s’accrochant à La Bestia, ces hommes, ces femmes et ces enfants parcourent des milliers de kilomètres au péril de leur vie dans l’espoir d’un avenir.

 

Ma série « Me dicen El Migrante » est le fruit de plusieurs voyages que j’ai réalisés ces dernières années au Mexique, depuis Tierra Blanca jusqu’à Tijuana. Elle raconte un peu de l’histoire de celles et ceux que l’on appelle Les Migrants, ces nomades malgré eux que l’on décide trop souvent de ne pas voir.

Tierra Prometida

« La gente tiene que saber lo que cuesta un anillo de plata » [1]

 

Longtemps, les mines boliviennes de la région de Potosí furent le centre économique de l’Empire espagnol. Réduites en esclavage, les populations locales travaillaient au plus profond de la terre -de leur terre- au nom du roi d’Espagne. Aujourd‘hui, les hommes sont libres et l’espoir que la Pacha Mama [2] transforme leur vie est grand. Mais les conditions de travail restent brutales et l’espérance de vie est courte.

[1] « Les gens doivent savoir ce que coûte une bague en argent ».

[2] La Terre Mère, en langue Quechua.